Une bouteille à la mer

Chapitre 1

          La dernière chose dont j’avais envie, c’était de retourner chez moi.  L’odeur de Jessica flottait encore dans toutes les pièces de l’appartement.  « Bienvenue au Québec », disait l’enseigne que j’ai croisée à vive allure.  Une chance qu’elle est là cette pancarte, ai-je pensé, parce qu’avec la morosité du paysage de l’endroit, on se croirait assurément encore en Ontario.  Je circulais donc sur la 40 Est, au volant de ma camionnette.  

 En partie à cause de mes émotions pour le moins élastiques de l’après-midi, mais surtout en raison des tracas de la dernière semaine, je ressentais le besoin d’écluser une bière.   

          Depuis quelques jours, j’avais décidé que tant qu’à foutre ma vie en l’air, autant le faire comme il le faut et avec panache.  Dans un élan masochiste, irréfléchi et imbécile, j’avais cru bon d’aviser Daniel, mon patron au bar, qu’il avait fini de rire de moi, et que son job de merde, c’était terminé en ce qui me concernait.  Évidemment, je lui avais annoncé le tout le lendemain du départ de Jess, après une nuit blanche et une gueule de bois mémorable, résultant d’une cuite olympique.  Il y avait en plus à peine cinq minutes que mon quart de travail de soir était commencé.  Je ne fais jamais les choses à moitié, celles dont je ne suis pas fier incluses.  Ainsi, Daniel avait été obligé de me remplacer derrière le bar jusqu’à la fermeture.  Il fulminait.  Sans doute avait-il d’autres projets pour son vendredi soir.  Carole, la gérante de jour, m’avait invectivé comme jamais auparavant.  Je n’ai pas demandé mon reste.  J’ai quitté avec éclat. 

          J’avais besoin d’une douche aussi.  Il y avait au moins deux jours que je ne m’en étais pas offerte une.  Le shampoing, les rasoirs et le savon de Jessica étaient toujours dans la mienne.  J’allais tout jeter à la première occasion.  Bière ou douche ? Bière. 

          Sortie 12, Rigaud « centre-ville », j’ai souri.  Un bar s’y trouvait assurément.  Le premier ferait l’affaire.  Après la seconde intersection, j’ai remarqué un établissement avec des néons roses.  J’entre alors dans le stationnement de l’Élyse, un club de danseuses nues en apparence miteux.  En fait, en regardant de plus près l’enseigne, j’ai remarqué que ç’était l’Éclypse, mais qu’il y avait deux lettres de brûlées. 

          J’ai réglé le portier et me suis dirigé droit vers le bar, dos à la scène.  Je ne m’étais pas trompé, c’était miteux comme endroit.  Trois clients, quatre danseuses, une serveuse et un portier.  Quelque chose clochait dans cette boîte, je ne savais encore quoi.  Une atmosphère nébuleuse en tout cas, ai-je pensé.  La serveuse m’aperçoit, elle s’approche pour prendre la commande, fuyant mon regard. 

   –  Une Heineken, s’il-te-plaît. 

Je dis toujours s’il-vous-plaît et merci à une personne qui me sert.  J’ai moi-même servi trop de connards mal élevés, avec un beau sourire forcé au visage, jusqu’à il y a quelques jours comme barman.  Ça me faisait chier intensément.  Beaucoup de gens s’imaginent que parce qu’ils paient et laissent un pourboire risible, ça leurs donne le droit d’être condescendants et impolis, de nous prendre pour un esclave.  C’est serveur le job, pas serviteur.  Lorsque possible, je versais parfois moins d’alcool dans les cocktails des connards ou connasses mal élevés.  Douce vengeance.  Discrète et hyppocrite. 

   –  J’en ai pas. répondit la serveuse.

   –  Euh…  Molson Ex ?

   –  Je n’ai pas de bière. 

Ç’était ça qui clochait.  Je venais de comprendre.  Qui a déjà vu un bar où l’on ne sert pas de bière ?  Celui-ci avait vraisemblablement perdu – ou n’avait jamais obtenu – son permis de vente d’alcool.  Peu de bars n’exhibent pas fièrement toute leur polyvalence, leurs spiritueux disponibles bien en vue derrière le comptoir.  C’est vendeur et viril.  Comme deux et deux font quatre, j’ai deviné que j’étais assis dans ce que l’on appelle communément un « club à gaffes ».  Seuls établissements qui peuvent survivre face à une prohibition de vente d’alcool.  On y vend autre chose.  Du sexe, de la poudre et du Pepsi, en l’occurrence. 

   –  J’ai juste de la point cinq. renchérit-elle, toujours en fuyant mon regard.

   –  Je vais prendre un Perrier, s’il-te-plaît. répondis-je, tentant ma chance. 

Il y en avait.   

   –  Ça va faire huit dollars. 

J’ai été chiche sur le pourboire.  À huit dollars le Perrier, je n’imaginais pas le prix d’une fellation.  J’ai retourné le manque de politesse de la serveuse en omettant de lui dire merci. 

          En temps normal, je n’aurais rien bu et serais ressorti dans la minute suivante.  S’il y avait une chose pour laquelle Jessica ne pouvait pas m’avoir quitté, c’était ma fidélité.  Probablement le seul domaine au j’ai été irréprochable durant notre relation.  J’ai regardé un peu autour de moi, en sirotant mon Perrier hors de prix.  Deux vidéos poker, un stage vide, de la musique médiocre, les lumières tamisées, un obscur couloir qui semblait mener aux toilettes, une dizaine d’isoloirs au plus – avec des portes verrouillables – du jamais vu pour moi.  Dans un club de danseuses normal, les isoloirs n’ont pas de serrure, pour la sécurité des filles.  Ça permet au gorille de service d’y entrer n’importe quand et d’expulser un client qui se montrerait trop audacieux.  J’ai rigolé en songeant que les cabines dans ce cas-ci, devaient êtres verrouillables pour éviter que le client ne se sauve !  

          Une fille est soudainement venue s’asseoir sur la chaise à ma droite, en s’accaparant ainsi l’exclusivité de ma séance d’observation.  Environ mon âge, à moitié habillée, elle avait les traits tirés, un peu comme moi.  Mauvaise journée probablement.  Cheveux châtains raides, en bas des épaules, taille moyenne, visage effilé et regard impudique, elle dégageait une assurance évidente.  Je l’ai trouvée jolie.  Lorsqu’il m’arrivait de croiser une danseuse, je la regardais toujours dans les yeux.  Un peu par gêne, mais surtout pour être différent des autres « clients » et pour lui témoigner une certaine forme de respect.  À mon sens, être traité comme tous les autres est le droit fondamental de n’importe quel être humain. 

   –  Salut, moi c’est Jessica.  Toi c’est comment ? 

J’ai senti le Perrier me remonter dans le nez. 

   –  Moi c’est Fred, enchanté…  ai-je répondu, les larmes aux yeux. 

Elle m’a adressé un sourire. 

   –  Jessica, c’est ton vrai nom ? demandai-je.

   –  Ouais.  C’est mon vrai nom. 

Devant ma mine interdite, elle rajouta :  

   –  Tu sais, y’a des danseuses qui s’appellent vraiment Nathasha… 

J’ai pensé que le destin faisait exprès pour me faire chier, que le hasard avait un sens de l’humour navrant. 

   –  Je t’offre un Pepsi ? ai-je dit pour changer de sujet. 

Elle a rit, avant de décliner mon offre. 

   –  Non merci.  Moi, est-ce que je peux t’offrir mes services ?  Tu ne serais pas déçu.  promettait-elle.

   –  Quels sont les services offerts ?  C’est ma première visite ici.

   –  Sexe oral pour quatre-vingt dollars, ou service complet pour cent vingt dollars.  Satisfaction garantie pour les deux.  m’a-t-elle murmuré en m’adressant un sourire complice. 

J’ai pris un instant pour répondre.  L’aisance avec laquelle elle voulait me vendre son cul était déconcertante.  Elle me déstabilisait.  Comme si elle vendait  des cornets de crème glacée dans une crémerie.  Une boule, c’est quatre-vingt dollars, deux boules, c’est cent vingt.  J’ai aussi inévitablement pensé au nombre de mecs qu’elle avait dû se taper dans sa vie.  Des vieux, des jeunes, mariés ou pas, je commençais à saisir la nécessité d’avoir une carapace.  Laisser ses sentiments de côté et se faire un homme pour survivre devait être rendu infiniment banal. 

   –  Désolé…  Je vais passer mon tour.  Je n’ai jamais payé pour du sexe, et ça ne m’arrivera pas ce soir malheureusement.  répondis-je, essayant d’avoir l’air sympathique. 

   –  Tu ne me trouves pas de ton goût, c’est ça ?

   –  Je t’assure que non.  C’est plutôt un genre de principe.

   –  Pourquoi t’es venu ici d’abord ? 

Elle commençait à m’énerver avec ses questions.  Ça frôlait la vente à pression. 

   –  Honnêtement, j’avais le goût d’une bière et je me suis trompé d’endroit.

   –  On dirait bien !

   –  Je suis sur mon départ d’ailleurs.  J’ai toujours envie de cette bière.

   –  Vers où tu vas ?

   –  J’en sais rien.  Je rentre à Montréal je crois.

   –  T’es pas sûr ?

   –  Non !  ai-je fait, excédé par son interrogatoire en règle. 

Elle a hésité un instant devant mon intonation, puis elle en a rajouté : 

   –  Mon shift se termine dans quinze minutes, je reste à Ville St-Laurent, combien tu me charges pour me ramener ?

Cette fille ne connaissait visiblement rien à la gêne, la réserve ou la courtoisie.  Un pré-requis pour faire son chemin dans le milieu, sans doute. 

   –  Pour quatre-vingt dollars, je t’emmène à moitié chemin, et pour cent vingt dollars, je te dépose n’importe où à Ville St-Laurent. risquai-je, amusé. 

Elle a éclaté de rire. 

   –  Marché conclu.  Tu me fais crédit jusqu’au premier guichet ?  a-t-elle demandé.

La journée, à l’évidence, n’avait pas été prospère. 

   –  On peut te faire confiance ?

   –  À toi de voir. répondit-elle.

   –  Je t’attends dans le parking, j’ai un pick-up blanc.

   –  Et moi, je peux te faire confiance ?  Tu ne te pousseras pas ?

   –  À toi de voir.  ai-je conclu en me levant. 

J’ai détourné son regard et je suis sorti.  La noirceur était tombée.  D’un pas lent, je me suis dirigé vers mon véhicule. 

         J’adorais ce camion.  Un Chevrolet Silverado 1995.  Il était vraiment très usagé mais bien entretenu.  Je considérais cela comme de l’expérience.  Je l’avais acheté à bon prix d’une compagnie qui s’en servait pour faire de l’escorte routière, et qui voulait s’en débarrasser pour renouveler sa flotte.  J’avais eu un tuyau.  Je détestais pourtant les véhicules General Motors comme un soldat israélien déteste un membre du Hezbollah.  Celui-ci n’avait cependant jamais travaillé, passant le plus clair de son temps à suivre à basse vitesse, un tracteur remorquant des chargements aux dimensions hors normes, avec les gyrophares allumés.  Moteur turbodiésel Cummins de 6.5 litres, quatre roues motrices, intérieur en cuir bourgogne, air climatisé fonctionnel, glaces, portières et miroirs électriques, il avait tout pour lui ce camion.  Vieux et luxueux.  J’en ai fait teinter les vitres d’un noir opaque la première semaine.  On ne pouvait pas l’haïr longtemps.  Je l’avais acheté avec 280 000 kilomètres au compteur.  Ce qui est ridicule avec un moteur Cummins, c’est que si on l’entretien ne serait-ce que  minimalement, il vous rendra de fiers services au moins jusqu’à 500 000 kilomètres avant de vous laisser tomber.  Tout simplement inachevable.  Il était évidemment accompagné de la sonorité particulière des moteurs de cette marque, un grognement unique et distinctif.  En prime à l’achat, on m’avait laissé ce qu’on appelle dans le jargon du métier, le V-bar, avec ses cinq gyrophares stroboscopiques orangés de marque Code 3.  Les mêmes que sur les voitures de police et les ambulances avec la couleur et le nombre pour seules différences.  Plutôt onéreux, ce V-bar était incroyablement chiant à désinstaller.  J’étais supposé le faire.  Le conserver avec une immatriculation non-commerciale était illégal.  La plaque minéralogique de mon véhicule ne commençait plus par « F ».  Il était évidemment hors de question que je l’enlève.  Tant que je ne faisais pas exprès pour faire chier les forces constabulaires ou que je ne tombais pas sur un contrôleur routier zélé, on me foutait la paix.   Ce camion je ne l’aurais vendu pour rien au monde.  J’allais être son dernier propriétaire. 

          Jessica-numéro-deux est enfin apparue dans le stationnement.  Il était presque 19h30.  Elle s’est immédiatement dirigée vers moi, marchant de manière à mettre ses attributs en valeur.  Cul et poitrine ressortis, menton relevé, déhanchement exagéré, elle avait la tête de l’emploi qu’elle pratiquait.  Elles avaient beau porter le même prénom, les deux Jessica que je comparais de façon purement fortuite et involontaire, étaient à des années lumières l’une de l’autre.  J’aurais été déçu du contraire.  Jessica-numéro-deux ouvrit la portière de mon camion. 

   –  Merci de m’avoir attendu.

   –  Fait plaisir.  ai-je feint. 

Elle s’est allumé une cigarette.  J’en ai fait de même en reprenant la route.  On s’est arrêté dans un modeste dépanneur avant la jonction pour l’autoroute.  J’y ai acheté une caisse de bière, un paquet de clopes, un sac de croustilles et un sandwich de dépanneur des Aliments Martel Inc.  De la haute gastronomie.  Lorsque je suis revenu, j’ai surpris Jessica, le coffre à gants ouvert, en train de passer l’aspirateur sur une ligne de cocaïne. 

   –  En veux-tu une track ?  me demanda-t-elle avec des symptômes d’allergies sévères.

   –  Non merci.  Je dois essayer de dormir ce soir.

   –  Tant mieux !  éternua-t-elle en vaporisant vingt dollars sur mon tableau de bord. 

On s’est engagés sur la 40 vers Montréal.  Jessica a ouvert une bière.  Je l’ai dévisagée avec un air désapprobateur, elle m’a répondu d’un sourire insouciant.  Je m’en suis ouverte une aussi.  Il me fallait trouver un guichet automatique, histoire de me faire payer ma course. 

          En chemin, Jessica s’était transformée en vrai moulin à paroles.On a jasé de tout et de rien, notamment de son travail.  J’ai appris entre autre que les prostituées de l’Éclypse payaient cent dollars pour pouvoir y travailler pendant quatre heures.  Il fallait donc qu’elles se tapent au moins un client pour payer leurs droits de présence chaque fois.  J’ai vu ça comme une forme de perception d’impôts.  Il fallait aussi, grosso modo, qu’elles s’en tapent un à l’heure pour que ça vaille la peine de rentrer travailler.  Un peu plus pour payer la dope au portier.  Mon cerveau effectuait un savant calcul de revenus potentiels. 

   –  Tu sais, si tu prenais l’argent d’un client par jour, et que tu l’investissais dans un réer, tu pourrais prendre ta retraite à un âge enviable…  ai-je dit, sans réfléchir.

   –  T’es malade !  Ils me couperaient mon B.S.  Prendre un réer pour perdre six cent dollars par mois ?  Je ne vois pas la logique. 

Je ne la voyais pas non plus.  J’étais con de ne pas avoir pensé à ça.  Inévitablement, toutes les personnes comme elle doivent tirer profit de la situation.  Travail au noir et aide sociale sont généralement indissociables. 

          Après un moment de silence, Jessica a posé sa main sur ma cuisse droite.  Je n’ai rien dit.  Puis, elle l’a faite glissée sensuellement jusqu’à mon entrejambe. 

    –  Qu’est-ce que tu fais ? ai-je demandé, interdit.

   –  Je m’apprête à payer mon trajet.  a-t-elle langoureusement répondu.

   –  On n’allait pas au guichet pour ça ?

   –  J’ai oublié de te dire que je n’ai pas de compte de banque.

   –  Petit détail…  Comment t’encaisses tes chèques de B.S. ? 

C’était mon tour de poser des questions. 

   –  Insta-chèques.

Je n’avais plus de question.  Elle rajouta : 

   –  Aller, détends-toi.  J’te ferai pas mal.

Je me suis détendu.  Face à l’évidence que je ne verrais pas l’ombre d’un peso pour l’avoir ramenée, je n’étais pas pour me laisser avoir sur toute la ligne.  Elle a détaché sa ceinture, puis la mienne, et j’ai soulever mes fesses pour la laisser descendre mon jean quelque peu.  Je me suis rangé dans la voie de droite, en réduisant ma vitesse légèrement sous la limite permise.  Jessica a mit une pincée de cocaïne sur mon sexe en érection et l’a habillé d’un préservatif à l’odeur de cerises.  Je me suis laissé faire, c’était son métier après tout.  Elle s’est installée à son aise puis elle a déposées ses lèvres sur mon sexe.  J’ai eu un orgasme en moins de dix minutes.  Elle savait ce qu’elle faisait assurément. 

          Lorsqu’elle eût terminé, elle s’est relevée, a balancé le préservatif souillé par la fenêtre juste avant d’entrer dans Vaudreuil-Dorion, puis s’est rassise convenablement.  Elle a allumé une cigarette pour chasser le goût du latex, selon ses dires. 

    –  J’te débarque à la prochaine sortie.  ai-je bluffé.

   –  Tu me niaises ?  Comment ça ?

   –  Le deal, c’était quatre-vingt dollars jusqu’à mi-chemin.  On est au trois quarts. 

J’ai éclaté de rire devant sa gueule perplexe.  Ça l’a soulagée visiblement.  J’ai pensé qu’on avait déjà dû lui faire le coup. 

         

          J’ai déposé Jessica sur la rue Grenet, à Ville St-Laurent, devant l’appartement minable qu’elle habitait.  Elle m’a embrassé sur la joue, m’a remercié chaleureusement en me filant son numéro de téléphone au cas où, un de ces jours, j’aurais envie de me faire payer la deuxième moitié du trajet.  En repartant, j’ai jeté par la fenêtre le carton d’allumettes qu’elle venait de me laisser, me disant que même si cette fille m’allumait, elle aurait toujours le défaut de porter le mauvais prénom, et de pratiquer un métier impossible à tolérer pour un type de mon espèce.  Je suis quand même rentré chez moi, avec l’idée impensable que mon sperme gisait, quelque part sur l’accotement de la 40 Est, en banlieue de Vaudreuil-Dorion, dans une enveloppe aux cerises…  On repassera pour le prestige. 

          En mettant le pied dans l’appartement, le parfum de ma Jessica à monopolisé mon sens olfactif.  J’ai allumé la télé.  C’était le Monday Night Football sur TSN.  Les Colts contre les Patriots.  Manning contre Brady.  J’ai éclusé le reste de la caisse de bière avant la mi-temps, avant de m’offrir une douche.  J’ai fait disparaître toutes les cochonneries de Jess qui me sont tombées sous la main, tel que je m’étais promis.

Pour la première fois depuis trois nuits, j’ai ronflé avant de toucher l’oreiller.

5 réflexions au sujet de “Une bouteille à la mer”

  1. Merci le beau frère.

    GROS MERCI à Fog screen aussi qui m’a envoyé une version word de mon texte avec toutes les fautes corrigées !!!!! J’apprécie énormément.

    Je vais m’y mettre au plus vite.

  2. Désolé pour les quelques phrases du texte qui sont en gras…

    Je ne sais pas comment c’est arrivé… Ce n’est pas dans le texte original et je ne suis pas capable de les changées.

    J’ai copié/collé de mon fichier original et c’est apparu tout seul 🙁

  3. Excellent. Très belle plume, envoie moi un e-mail si tu accouches un jour d’un bouquin.

    Il me fera un plaisir de l’acheter (mais peut-être pas au prix « suce-mentionné » d’un trajet Rigaud-Montréal)

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