Le genre de nouvelle qui m’agresse.  Ce matin dans l’actualité, on apprend tristement que les francophones sont désormais en minorité à Montréal.  Les ménages anglophones et allophones sont de plus en plus nombreux.  À l’échelle provinciale, le français vient de reculer sous la barre des 80%.

Quand est-ce qu’on va faire de quoi hein ?

Me semble qu’un tel recul est prévisible dans une province qui a besoin de plus en plus d’immigration.

Or, la ministre Christine St-Pierre reste très optimiste.  Elle répond a cela qu’il nous faut continuer à inciter les nouveaux arrivants à apprendre le français.

Quand est-ce que l’optimisme à déjà réglé un problème Christine ? Le problème avec l’incitation, c’est que ce n’est pas une obligation.  Pas besoin d’être ministre pour savoir ça.  C’est en apprenant ça à mon avis que le projet de loi controversé de Mme Marois prend tout son sens.  Malheureusement le peuple de peureux que nous sommes n’ira jamais de l’avant avec ce projet.  Pire.  On n’acceptera même pas de se pencher sur la question.  On va se laisser reculer.  Mais n’entrons pas dans la politique…  Restons en aux faits.

Je pensais publier un billet sur le 400e de Québec aujourd’hui.  Un billet qui aurait mentionné que 400 ans, pour une ville, une province, c’est très jeune.  Certains ponts de Rome ont plus de 2000 ans et tiennent encore.

Montréal a environ 365 ans, et vient de perdre la majorité de sa langue.  Comprenez bien que la majorité française ne reviendra jamais ici.  Tout ça commence dans les grandes métropoles.  Je ne veux pas être alarmiste, mais inévitablement, ça va finir par se répandre à l’échelle de la province.  Dans 50, 100 ou 150 ans, ça va finir par arriver. 

Je crois toujours que le Québec finira par se faire assimiler.  Je n’y serai plus, mais ça arrivera.  C’est un peu pour ça qu’on m’a déjà qualifié de felquiste.  J’espère tellement me tromper mais quand je vois des nouvelles comme ça, j’ai tendance à croire que j’ai raison.

Comment une jeune nation peut-elle survivre et protéger ses valeurs de langue et autres, quand elle fait figure de village gaulois entouré par l’envahisseur sur tous les côtés ?  (Pardonnez l’image)

La seule façon de survivre, c’est que la population soit sensible à cette réalité et qu’elle résiste en se serrant les coudes et en adoptant des lois protectrices.

Or, ça fait longtemps qu’on ne résiste plus au Québec.  On est au neutre et on se laisse dériver.  L’attitude du je m’en calisse j’vais être mort semble être populaire.

Alors ce matin, sur son blogue montréalais francophone minoritaire, Rick vous dit qu’il espère ne pas avoir raison.






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