La Grande Bibliothèque de l’arrondissement Ville-Marie fait l’objet d’une controverse depuis plusieurs mois.  Les panneaux de verres qui s’effondrent de sa façade ont fait couler beaucoup d’encre.

Le problème de l’édifice de 142 millions de dollars est maintenant réglé. 

Au lieu de l’affreuse clôture métallique qui assure en ce moment la sécurité des passants, on va installer des bacs de plantation et des filets à pêche discrets qui vont servir à attrapper les morceaux qui tomberont ultérieurement. 

Je répète:  »…servir à attrapper les morceaux qui tomberont ultérieurement. »

Avez vous compris ?  142 millions = attrapper les morceaux qui tomberont ultérieurement.

Calvaire.

Me semble qu’il y a quelqu’un qui a fourré quelqu’un d’autre là-dedans.  On disait hier, que les filets et la plantation étaient pour êtres esthétiques…   »Ça va être plus beau qu’avant. »

Sans doute.  Mais on ne fait que contourner le problème.  Avec quel genre de contracteurs le gouvernement fait-il affaire ?

Je me soucie de l’image des ordres professionnels du Québec dans cette histoire.  Ils sont ou nos meilleurs architectes quand on construit une Grande Bibliothèque ?  On paie le gros prix pour avoir une job de merde, qu’on va laisser comme ça…  Mais c’est pas surprenant pour un petit peuple sans grande fierté.  Nos viaducs s’effondrent et notre Grande Bibliothèque tombe en morceaux parce que construite par de Grands Imbéciles.

Pire que ça, l’image du Québec dans tout ça ?  On a l’air cave en estie.  On a l’air de s’en calisser.

Bonne nouvelle quand même, on ne dépensera plus les fonds publics pour mal la réparée, cette Bibliothèque.

Y’a de ces jours ou je ne suis pas fier d’avoir une fleur de lys de tatouée sur l’épaule.